Le beauceron : sa morphologie

La morphologie du chien de Berger de Beauce a été décrite, établie et fixée officiellement par l’Association de Race qui s’est occupée en particulier de ce chien, dans un Standard ou Portrait Type, agréée par la Société Centrale Canine et le ministère de l’Agriculture.

Avant de reproduire les termes de ce standard que nous accompagnerons de commentaires indispensables, nous allons établir le portrait de cet animal dans une description détaillée de sa morphologie. Cependant, avant de procéder à cette description morphologique détaillée, il nous semble utile de préciser que, d’une manière générale, pour bien apprécier un chien, bien reconnaître ses qualités et ses défauts et, en définitive, le juger, il est indispensable d’avoir des notions suffisamment approfondies sur :

  • L’anatomie générale, c’est-à-dire son squelette, la musculature pour chaque région, tête, corps, membres, ses principaux organes externes ou internes et leurs fonctions respectives, la phanéroptiue (robes, peau, poils).
  • Sur sa dentition, avec ses principales caractéristiques normales et sur ses anomalies.
  • Sur son aspect extérieur, c’est-à-dire sur l’étude de sa morphologie, ou l’apparence de ses caractéristiques extérieures, son dehors, son maintien, ses qualités, ses défauts, en passant en revue chacune de ses régions ; il faudra aussi examiner la construction et ses proportions, les aplombs des membres, les caractéristiques des angulations, les allures, etc.
  • L’étude de l’esthétique, c’est-à-dire de la beauté du sujet et ses caractéristiques par rapport au standard, conduit à éveiller en nous le sentiment de la valeur plus ou moins importante de son type racial.
  • La morphologie du chien de Berger de Beauce a été décrite et fixée officiellement par les Clubs, qui se sont occupés de cette race, dans un standard ou portrait type. Avant de reproduire les termes de ce standard que nous accompagnerons de commentaires indispensables, il nous semble utile de donner la description, d’établir le portrait de ce bel animal.

 

Les caractéristiques physiques du beauceron

 

C’est un chien d’aspect puissant, avec une ossature forte, donnant l’impression d’être, comme l’on dit, « bien charpenté ». Il doit posséder une musculature bien développée, mais sans lourdeur, ni engraissement excessif. La tête, assez longue, doit être bien proportionnée avec le corps, le crâne est presque plat ou présente une très légère convexité, la crête occipitale est toujours bien marquée, par contre le sillon longitudinal médian est peu apparent. La cassure du nez ou stop est peu accusée, en pente douce. La face ou chanfrein, de longueur sensiblement égale à celle du crâne, est, vue de profil, rectiligne ou parfois très légèrement convexe.

Ce chanfrein forme un ensemble puissant, dont la lèvre supérieure recouvre légèrement la lèvre inférieure et ne doit pas donner l’impression d’être étroit ou pointu. Les mâchoires doivent coadapter normalement et parfaitement, et la formule dentaire doit être complète. L’œil est placé horizontalement, de forme ovale, de grandeur moyenne, il doit être noir ou tout au moins brun noisette foncé. Dans les chiens de robe grise ou fauve on le tolère un peu plus clair et dans la variété dite danoisée dénommée aussi « arlequin », on remarque souvent des yeux plus ou moins vairons. Le regard doit être franc, sévère et exprimer en permanence toute la mobilité et -l’éveil du sujet. Chez le Beauceron l’oreille est naturellement tombante, mais elle doit être attachée haut.

Le corps, qui doit donner l’aspect d’un chien solidement construit, est rattaché à la tête par une encolure de moyenne longueur, tronconique, toujours bien musclée, tout en évitant des plis cutanés constituant le « fanon ». La poitrine est large avec des côtes modérément cerclées, elle doit être haute et atteindre, dans sa partie inférieure, le niveau de la pointe du coude. En outre, elle doit être profonde, pour constituer ainsi une cage thoracique ample, nécessaire à la bonne ventilation pulmonaire, indispensable pour le dur travail au troupeau. Le dos est plat, légèrement construit en montant, avec un garrot modérément ressorti. Le rein assez large, très musclé, précède une croupe légèrement inclinée et également
solidement musclée. Vus de face et de profil les membres présentent des aplombs corrects. Le membre antérieur, avec une épaule assez longue et oblique, possède un bras et un avant-bras musclés. Les pieds ont des doigts bien arqués, serrés les uns contre les autres, donnant l’impression d’un pied rond, avec des coussinets plantaires résistants et bien développés. Les coudes doivent être serrés contre la poitrine, et dans son ensemble, le membre antérieur ne doit être ni « panard » ni « cagneux ». Pour le membre postérieur, la cuisse qui fait suite à la croupe a une position presque verticale, avec la jambe portée en arrière et le jarret assez descendu et bien ouvert. Les doigts qui possèdent les mêmes caractéristiques que ceux du membre antérieur sont toutefois un peu plus longs et donnent au pied une forme plus ovale. La queue doit être portée basse au repos, dans l’axe du corps, elle doit descendre jusqu’à la pointe du jarret, sans déviation et se terminer en légère courbe, formant un crochet très ouvert. A l’action le fouet se relève en une courbe gracieuse sans devoir dépasser la ligne du dos. La fourrure a une très grosse importance : elle est formée d’un poil lisse, rude au toucher, épais, et relativement court sur le dos (2,5 cm à 4 cm environ). Les bergers disent que c’est un poil « battant ». Sur la tête et l’extrémité des membres, le poil est plus ras. Par contre, il est plus abondant dans la région fessière où il forme des franges plus longues, franges que l’on constate aussi à la queue. La robe comporte un sous-poil court, fin, densé, un peu duveteux, de couleur gris souris, ne devant pas apparaître à l’extérieur,

Une deuxième variété dite « danoisée » ou « arlequin » comporte une robe formée d’un mélange de poils blancs, noirs et gris plus ou moins jaunâtres, inégalement répartis en taches plus ou moins délimitées. Les variétés noires, grises, fauves charbonnées, sont de nos jours de plus en plus rares, même exceptionnelles et elles ne sont plus reconnues, donc pas admises en exposition. Certains sujets présentent une petite tache blanche au poitrail.

 

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