Adopter un chaton

Le cas d’adoption le plus fréquent est celui d’un chaton, et ce n’est pas le moins intéressant ! En effet, un chaton va s’habituer rapidement à vous, puis- que vous faites très tôt partie de son univers. Avec vous il forme son caractère, prend ses bonnes et… ses mauvaises habitudes !

Dans la mesure du possible, vous rendrez votre première visite à la portée vers l’âge de six semaines, soit environ 15 jours avant le sevrage. A cet âge, les chatons sont bien formés et déjà fort entreprenants, aussi saurez-vous tout de suite à quoi vous en tenir.

Le choix du chaton

Choisissez de préférence un jeune fou, ni timide, ni agressif. A six semaines, un chaton plein de santé doit être vif, alerte, très joueur, et intéressé par tout ce qui bouge. Il ne doit pas se rebiffer outre mesure si vous le prenez en main, mais il ne doit pas non plus trembler comme une feuille en appelant sa mère avec désespoir. Surpris par une main inconnue, il doit réagir (ça peut être un « pfff’ !), mais doit se calmer rapidement sous la caresse.  En outre, son œil clair, son poil brillant et son corps grassouillet à souhait sont de bons critères de choix. Par contre, si un œil coule, si le poil est terne, s’il a la goutte au nez, et si en plus il a le ventre ballonné, laissez-le où il est, à moins que vous ne vous découvriez une âme cachée d’infirmier ! D’autre part, un chaton mal sociabilisé ira se cacher en feulant, et vous choisirez un de ses frères et sœurs. Enfin, s’il est tout à fait normal qu’un bruit ou un mouvement brusque le fasse sursauter, il doit s’en remettre rapidement. Un sujet intéressant cherchera même à connaître la cause de sa surprise

Plus un chaton est vif, curieux, entreprenant voire infernal, plus vous avez de chances de mourir de rire en sa compagnie ! Cela ne va pas sans inconvénients : vous devrez protéger vos meubles, et mettre hors de sa portée les objets fragiles auxquels vous tenez par-dessus tout.

Par un curieux hasard, ce sont ceux-là que votre nouvel ami cassera en premier ! Vous avez donc le choix entre une compréhension à toute épreuve, ou un don inné du pardon, une bonne dose de philosophie (du genre : « il est vain de s’attacher aux choses… »), et une extrême prudence doublée d’une prévoyance maladive, certes, mais ô combien légitime… !

Ne croyez pas pour autant qu’un chaton fait exprès de tout casser, non : il se contente de vivre sa vie folle de jeune chat, de se développer avec d’autant plus d’enthousiasme qu’il est heureux chez vous, et de faire son apprentissage. Canalisez plutôt son impétuosité en jouant le plus possible avec lui, et quand vous vous absentez, laissez-lui quelques jouets qui l’occuperont entre deux siestes.

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